La Divine Comédie de Dante illustrée par Botticelli ~ Peter Dreyer

68,00 

Acheter avec AMAZON.FR !


Cet ouvrage monumental réunit les trois livres de La Divine Comédie de Dante écrits au début du XIVe siècle : L’Enfer, Le Purgatoire, Le Paradis.
Les quatre-vingt-douze dessins de Botticelli, chacun en regard d’un chant, sont présentés dans cette édition exceptionnelle. Chaque illustration est accompagnée d’un commentaire éclairé de Peter Dreyer, spécialiste allemand de la renaissance italienne. Commandés par Lorenzo di Medici au XVe siècle, les dessins de Botticelli réalisés à la pointe de métal sur parchemin, repris à l’encre et partiellement mis en couleurs, permettent de partager la fascination de l’artiste florentin pour ce chef-d’œuvre de poésie de d’humanisme imaginé par Dante. Ces œuvres sont aujourd’hui conservées, d’une part, dans la bibliothèque du Vatican, une des plus anciennes et des plus inaccessibles du monde, et, d’autre part, au prestigieux Cabinet des estampes et dessins de Berlin qui a pu retrouver, après la chute du Mur, le fragment acquis en 1882 et conservé à l’Est. La traduction de Jacqueline Risset en français moderne est reconnue comme la meilleure et la plus proche du texte de Dante. Sa transparence ainsi que les notes explicatives et sa brillante préface permettent une lecture aisée et agréable. Sa préface, illustrée, situe l’œuvre dans son contexte politique, historique et culturel.
Œuvre fondatrice de la poésie italienne, La Divine Comédie fut composée par Dante entre 1306 et 1321. Épopée métaphysique, récit d’une véritable vision dont l’auteur aurait fait l’expérience ? Le voici perdu en une « forêt obscure », s’éveillant comme hébété en un monde parallèle où Virgile – son maître spirituel – apparaît bientôt et lui tend une main secourable. Le voyage, ce parcours initiatique menant à la clarté divine, s’ouvre sur la traversée des neuf cercles de l’Enfer, sondant à la fois la symbolique chrétienne et les recoins les plus funestes de l’âme humaine. S’ensuit un vibrant périple au Purgatoire, au terme duquel Dante rencontrera Béatrice (la béatitude…), cette figure rayonnante et céleste qu’il poursuivra avec passion jusqu’aux portes du Paradis. Étonnante de modernité et affranchie des contraintes de la doctrine, La Divine Comédie est également remarquable par sa structure qui constitue un véritable monument de la poésie classique. Une œuvre dont bien des poètes ont envié la perfection, à commencer par Charles Baudelaire. –Lenaïc Gravis et Jocelyn Blériot
Peut-on encore aimer Francesca, être troublé par Ugolino, trembler aux tourments des damnés de la Comédie ? L’Enfer de Dante, poétique et médiéval, n’a-t-il pas désormais pâli irréparablement auprès des Enfers tout proches, que notre siècle n’a pas encore fini, semble-t-il, de susciter ? En fait l’imagination créatrice de Dante est si puissante, et si précise, qu’elle semble décrire par avance, parfois, l’inimaginable horreur moderne. Le gigantesque entonnoir de l’Enfer, dépeint comme le réceptacle de tout le mal de l’univers, est une sorte de sac où viennent s’engouffrer tous les atomes de mal épars sur la planète. Mais nous lisons aussi autre chose dans l’Enfer ; nous y lisons aussi précisement le Purgatoire et le Paradis. Même si L’Enfer se présente comme un livre séparé, il se perçoit sur fond d’un ensemble dont il n’est qu’une phase inséparable. Car il s’agit d’un voyage initiatique accompli pas à pas par le narrateur ; chaque épisode a le sens d’une étape orientée vers la révélation finale. L’insistance du Je, sa présence intensément concrète, guide le chemin d’une lecture moderne de L’Enfer. Le corps de Dante voyageur engendre une série de mouvements dramatiques dans le poème, et ce corps est pour les damnés, ombres impalpables et souffrantes, source de stupeur, d’envie, de nostalgie. L’Enfer aujourd’hui, plus que le catalogue effrayant des péchés et des châtiments possibles, plus que l’archétype du roman noir, correspond plutôt pour nous au départ de l’exploration, à la première étape du grand roman initiatique d’une autre civilisation qui est à la racine de la nôtre. Traduire Dante ?  » J’ai voulu, écrit Jacqueline Risset, faire émerger un aspect de la Comédie généralement voilé : la vitesse du texte de Dante, et donc m’éloigner de toute solennité paralysante. La flèche de la tierce rime ne cesse pas, la surprise emmène le voyageur, le rythme impair dépayse l’oreille. Dans ce mouvement fébrile, Dante est proche, on entend sa voix, et cette voix nous concerne.  »

Biographie de l’auteur

Le poète de l’au-delà. Dante Alighieri est né à Florence en mai ou juin 1265. Son père Alighiero di Bellincione fait partie de la petite noblesse du parti guelfe. Vers 1285, il épouse, selon les vœux de son père décédé, Gemma, fille de Manetto Donati, dont il eut trois ou quatre enfants. Il suit des études de rhétorique, de philosophie, de théologie, de grammaire et de logique et fait montre de ses talents dans ces domaines et de ses dons de poète. Il subit en rhétorique l’influence de Brunetto Latini, se lie avec de nombreux poètes, notamment de l’école du dolce stil nuovo, dont Guido Cavalcanti, mais aussi Lapo Gianni, Cino de Pistoïa, et étudie les arts libéraux à Bologne en 1287. Il participe à la bataille de Campaldino où s’affrontent Guelfes florentins et Gibelins toscans. Son amour pour Béatrice, Bice di Folco Portinari, morte prématurément fut déterminant dans l’évolution de son génie poétique. Il achève la Vita nuova en 1294 et se donne comme mission de chanter dans une grande œuvre la femme aimée et idéalisée. Il perfectionne ses connaissances littéraires, théologiques et philosophiques et participe à de nombreuses associations culturelles dont La Studia à Florence qui permettait notamment d’approfondir Aristote et saint Thomas d’Aquin. Il ne délaisse pas pour autant ses activités politiques, et devient membre en 1295 d’une corporation médicale : Arts de Médecine et Pharmacie, dont il devint un élément déterminant. En 1300, il prend parti pour la faction des Guelfes blancs qui s’oppose aux visées expansionnistes du pape Boniface VIII et lors de son élection au priorat se range du côté des plus intransigeants, qui refusent formellement le compromis avec Rome. En 1302, après la victoire des Guelfes noirs soutenus par Charles de Valois, Dante est condamné par contumace à l’exil et son absence lors de ce procès aggrava la sentence. Dans l’impossibilité, sous peine de mort, de retourner à Florence, Dante séjourne auprès de plusieurs cours italiennes, à Vérone (1303 et de 1313 à 1319), en Luningiane (1306), à Lucques (1308), à Ravenne (1318-1321). Dante supporte très mal ses années d’exil et ses échecs à réintégrer Florence, qui en 1315 renforce encore sa sentence d’exil. Il écrit, outre La Divine Comédie et d’autres œuvres poétiques, des ouvrages plus politiques : ainsi le traité La Monarchie universelle écrit en latin. Il meurt à Ravenne dans la nuit du 13 au 14 septembre 1321. Il est enterré à l’église Saint-François.

Informations complémentaires

Author

Binding

EAN

EAN List

ISBN

Item Dimensions

Label

Languages

Manufacturer

Number Of Pages

Product Group

Publication Date

Publisher

Release Date

SKU

Studio